La guimauve des mélomanes : march mallow quartet

Ce vendredi soir 14 mai, le festival Fi’jazz a eu le plaisir de recevoir le March mallow quartet, un atelier musical aux allures iconiques et une identité qui, grâce à une mise en scène de qualité, nous plonge dans un espace hors du temps.

Des lampes vintages à la lumière tamisée, des costumes renvoyant aux années 50, une présentation en slam hypnotique, et tout cela dans un esprit de calme et de douceur qui a su ravir les spectateurs, venus pour apprécier le jeu de chacun.
March mallow cache en son coeur une belle histoire faite de rencontres entre musiciens issus de styles totalement opposés réunis par la voix de la chanteuse Astrid Veigne. Cette dernière, issue d’un répertoire hip-hop, a su dévoiler une sensibilité particulière sur un répertoire réunissant Billie Holliday et Nat King Cole. Ce dernier, icône du jazz des années 50, correspond parfaitement au quartet car il exclue la batterie de ses compositions. Ce faisant, pour ne pas perdre la rythmique, on a pu observer un jeu de percussions revisitant le jeu traditionnel de la contrebasse.

Cette affection pour le jazz est partagé par tous les musiciens du groupe, ainsi liés dans un milieu « plutôt fermé où tout le monde se connaît ». Thomas Plès, le contrebassiste du groupe, nous a raconté avoir découvert sa passion pour la musique dans un atelier dirigé par Erik Doboka, le guitariste de March mallow. Grand jazzman ayant rencontré la musique dans un atelier similaire à celui-ci, il a notamment joué la première partie de Ray Charles dans les années 80.

Ces grands talents se sont découverts dans un premier album qui reprend les grands standards de jazz unissant gospel, blues et jazz, avant de créer une véritable identité fidèle aux années 50 et de sortir un second album signé de leurs mains. Thomas Plès nous a confié que leur musique les unissait intensément au public : « il y a vraiment une dimension émotionnelle dans ce que l’on restitue et dans ce que les gens nous renvoie aussi : plus on joue, plus on grandit, plus on est heureux de le faire. ». Ce moment partagé dans le château de Béduer aura su réjouir le public !

Clémentine

Un voyage dans le temps.

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