A l’occasion du festival Fi’Jazz, qui a débuté ce jeudi matin aux alentours de 11h, la librairie livre en fête a ouvert ses portes au groupe Dazibao Trio pour un concert intimiste au milieu des livres.
Cette année, les 1ères notes de la 5e édition du Festival Fi’Jazz ont pu résonner dans un lieu inédit. La librairie Livre en Fête. Evènement attendu ou surprise pour les passants et amoureux des livres. Nous étions près d’une trentaine de personnes à admirer les livres accompagnés de notes de Jazz.
Notre équipe a eu l’honneur d’interviewer la responsable de la librairie Ingrid LEDRU pour en savoir plus sur son implication dans le Festival.
Pourquoi avez-vous accepté d’accueillir ce groupe dans la librairie ? Qu’est-ce que ça vous inspire « le jazz » et son lien avec les livres ?
– Le Jazz, d’abord j’en écoute, j’aime ça. Il y a un lien avec les livres parce qu’il y a plein d’histoires qui sont inspirées du Jazz, qui se passent dans le monde du jazz, il y a des livres sur le jazz… Il y a un lien très naturel entre musiques et livres, et puis à la librairie cela fait quand même quelques temps que régulièrement on organise des concerts.
Vous organisez quel type de concert ?
– Souvent très jazz en fait, alors ça s’est fait grâce à des rencontres, ce sont des musiciens qu’on rencontre et avec qui on discute. On en a fait un assez important pour les 45 ans de la librairie en décembre et tous les trois sont déjà venus jouer à la librairie. Là, je trouvais ça chouette de pouvoir faire partie du off du festival et d’accueillir le festival pour le 1er jour.
Est-ce que vous pensez aller voir les différents concerts du festival ?
– Moi, personnellement je n’y assisterai pas cette année car je ne peux pas. Après, c’est un festival que je suis dès le début, mais j’aime bien aussi ce qu’il se passe en off, les ambiances collectives, -moi j’ai du mal avec les concerts assis- j’aime bien ce qui fait bouger. C’est toujours une programmation très intéressante.
Quelle est la spécificité de faire un concert dans une librairie, qu’est-ce qui change d’un concert classique ?
– L’environnement. Quand vous allez dans une salle de concert, vous arrivez, vous vous installez, vous ne parlez pas avec votre voisin quand ce sont des concerts assis, traditionnels. Ce n’est aussi pas la même acoustique, le livre et le bois créent autre chose. En fait c’est juste donner à entendre de la musique dans un autre endroit. Il y a des gens qui viennent aujourd’hui qui ne vont pas forcément aller à des concerts, qui vont entendre de la musique et qui vont rentrer. Moi je trouve ça bien de temps en temps de mettre de la musique dans un autre endroit.
Comment réagit le public en général ?
– Ça dépend d’eux dans quel état d’esprit ils sont. Par exemple s’ils aiment le jazz, ils vont rentrer, ils vont écouter, s’ils sont là pour regarder les livres et qu’il y a trop de bruits, trop de personnes, ils reviendront plus tard et ce n’est pas grave. Il n’y a pas de règles, les gens font au feeling quand ils rentrent.
Par rapport au groupe présent aujourd’hui, que pouvez-vous nous dire ?
– Ils jouent tous dans d’autres groupes, ce sont des groupes mouvent, Tout trois jouent avec d’autres musiciens, c’est très courant dans le Jazz, jouer avec des groupes comme ça au feeling. Ce n’est pas la 1ère fois que ce trio se réunit, mais la formalisation du trio avec un nom, je crois que c’est assez récent.
– Angélina NOËL et Inès ALCARAS.






